1ère LGT - Poursuite de la préparation de l’oral du bac
Article mis en ligne le 9 avril 2020

par Agnès Granjon

Le ministère ayant maintenu les oraux du bac de français (avec moins de textes), qui devraient se dérouler du 26 juin au 4 juillet 2020, nos enseignants poursuivent à distance la préparation des textes.

Mme Vérot, qui utilise avec ses élèves une application vocale et texte multiplateforme, a partagé avec eux un tweet posté par un enseignant de lettres :
" ...Imaginez le confinement raconté par les grands auteurs :
Comment raconteraient-ils le confinement ?
Flaubert : raconte l’ennui d’une jeune femme confinée avec son mari.
Balzac : raconte l’histoire de la fabrication du canapé où son héros est assis.
Proust : Son héros tond pendant le confinement. L’odeur de l’herbe coupée lui remémore son passé.
Beckett : Deux hommes attendent la fin du confinement qui n’arrivera jamais.
Ionesco : Le confinement attend la fin de l’homme.
Zola : Raconte avec précision le quotidien d’un ouvrier d’Amazon contraint de travailler.
Maupassant : Son héros confiné a des hallucinations et devient fou.
Feydeau : Un mari, sa femme et l’amant de celle-ci sont confinés ensemble, des quiproquos en perspective.
Musso : Deux personnes que tout oppose sont confinés dans la même maison. Ils tombent amoureux.
Marguerite Duras : confinée. Se confiner. Je crois que ça va durer 14 jours. Ou peut-être plus. Promener mon chien. Absence de chien. L’attestation était pourtant prête sur la table.
Stephen King : un alcoolique repenti, confiné, est torturé par le fantôme de son frère jumeau mort à 8 ans qui le pousse à tuer sa femme obèse et fanatique religieuse.
Pascal : confiné, l’humain lance une appli de paris en ligne à propos de la date de fin du confinement ou de la date de fin du monde
Kafka : un homme confiné s’ennuit, regarde une mouche courir sur son plafond... À la fin, c’est la mouche qui le regarde, courir sur les murs...
Bukowski : se lève à midi et boit une bière au petit dej avant d’écrire le plus beau poème jamais écrit en se grattant les couilles.
Camus : le confinement ne fait qu’accentuer l’esprit étroit de l’homme et enferme ses questions dans des bocaux sans réponses
Lamartine : « Un seul cas de coronavirus et tout est dépeuplé. »
Pennac : l’adulte confiné retrouve son âme d’enfant et plonge dans des aventures imaginaires."