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AIR 2016 - Travail réalisé en classe de 2de2
Article mis en ligne le 30 mai 2016
dernière modification le 2 septembre 2017

par Martine Dal Zotto

Dans le cadre des Assises Internationales du roman 2016, j’avais fait comme premier choix, accepté par l’équipe de la Villa Gillet de Lyon, le livre fascinant de Daniel Khelmann, Les Friedland (paru en janvier 2015 aux éditions Actes Sud), malheureusement Daniel Kehlmann n’a finalement pas pu participer à AIR 2016 pour des raisons familiales. Nous avons cependant poursuivi une partie des engagements pédagogiques proposés par la Villa Gillet autour du livre :

  • Ecriture d’un article critique sur le livre à faire paraître sur Lyon Plus(en 3000 signes espaces compris)
  • Une photographie de groupe à construire avec la classe autour du roman.
  • Une rencontre à la médiathèque de Firminy avec Christian Peyragrosse avec les membres de son Club Culture (maintenue sans l’auteur le mardi 17 mai 2016 de 14h à 15h30) qui a permis à partir de choix de passages du livre argumentés par les élèves d’évoquer la construction du livre ses thèmes et le parcours des personnages principaux.

Mais du fait de l’absence de l’auteur, il n’a pas été possible de participer aux Assises Internationales du Roman et à la Table Ronde prévue sur le thème du portrait le jeudi 26 mai 2016 aux Subsistances à Lyon (en compagnie de trois autres écrivains,et à un échange en direct avec lui prévu le vendredi 27 mai à la Médiathèque de Firminy.

  • La photographie n’a pas été réalisée mais proposée en imagination écrite aux élèves.
  • J’ai également proposé aux élèves d’analyser la première de couverture par rapport au livre et à son contenu, et d’en proposer une à leur tour avec une « Note d’intention » pour la justifier.
  • Nous avons isolé certains axes de la critique proposée en quatrième de couverture comme un tremplin de réflexion dissertatoire pour parler du livre et en justifier les assertions : « Roman familial déconstruit, enquête philosophique pleine d’ironie, portrait comique de l’époque actuelle – le nouveau livre de Daniel Kehlmann captive par son intelligence et sa drôlerie ».

En cette fin d’année, je rassemble quelques unes des propositions des élèves concernant les deux éléments mentionnés précédemment :

  • Critique du livre en 3000 signes espaces compris
  • Proposition d’une première de couverture sur le livre.

Le livre de Daniel Kehlmann confronte principalement trois figures masculines, des frères jumeaux (Eric et Iwan) et leur demi-frère Martin. D’abord âgés de 14 ans pour Martin et de 13ans pour les jumeaux dans une première partie qui après un spectacle d’hypnose voit le départ de leur père), puis trente ans plus tard, lors d’une unique journée qui met en scène les trois points de vue internes qui les présentent entre mensonges et fragilités, comme le développe l’article de l’Humanité :

Daniel Kehlmann « À l’époque son art »
Jeudi, 19 Février, 2015
L’Humanité
la chronique
 littéraire de Jean-Claude 
Lebrun " Le romanesque en l’espèce se nourrit de philosophie et de réflexion esthétique".
Le roman paru en 2013 s’intitule F dans sa version originale. F comme Friedland bien sûr. Mais aussi comme Fälscher (faussaires). À commencer par Arthur, le père, un écrivain qui refuse de s’assumer en tant que tel. Puis les deux jumeaux Eric et Iwan, l’un homme d’affaires ultra bling-bling, doublé d’un formidable escroc, l’autre théoricien de l’art, amant et gestionnaire de l’œuvre d’un peintre « nouveau réaliste » dont la cote atteint des sommets, mais surtout grand usurpateur. Et Martin, leur demi-frère, prêtre catholique dépourvu de la foi, mais champion reconnu de Rubik’s cube. Autour de ces quatre-là s’organise une histoire formidablement captivante, cultivée et surprenante, architecturée de main de maître. En 2007, avec les Arpenteurs du monde, Daniel Kehlmann s’était affirmé comme l’un des plus talentueux prosateurs de langue allemande. Les Friedland, servis par une traduction d’une parfaite justesse, en apportent donc aujourd’hui l’éblouissante confirmation. L’on y voit au début, dans les années 1980, la petite bande des quatre participer au spectacle d’un hypnotiseur, genre Hanussen en moins brillant. Chacun va s’y découvrir des traits de caractère qui vont infléchir sa destinée. Il y faudra du temps. Une trentaine d’années jusqu’en août 2008 et la sortie d’orbite de leurs trajectoires respectives qui, entre la scène de 1980 et un épisode ultime en 2010, occupe les quatre parties centrales du roman : « La vie des saints » avec Martin, « Famille » avec Arthur, « Affaires » avec Eric, « De la beauté » avec Iwan. Dans ces sortes de mini-romans successifs, Kehlmann fait revenir les mêmes épisodes en jouant magistralement du champ et du contrechamp pour en dessiner la portée. Les histoires ainsi peu à peu se ramifient et s’épaississent. Et dans leur trame un monde se donne à voir, alors qu’à l’horizon proche se dessine déjà la crise des subprimes. Spectacle prodigieux de l’effondrement d’un système de représentation jusque dans ses valeurs les plus symboliques, tels l’art, la littérature et la religion. Le romanesque en l’espèce se nourrit de philosophie et de réflexion esthétique, de données économiques et financières, de références culturelles. Esprit inventif et imaginatif, sens de la dramaturgie, ironie et puissance suggestive de l’écriture : Daniel Kehlmann confirme son rang parmi les créateurs de grand souffle et de forte ambition.
Les Friedland, de Daniel Kehlmann. Traduit de l’allemand par Juliette Aubert.

Comme une rencontre avec l’auteur n’a pas été possible, Nicolas Bernard de la Villa Gillet me propose de lui envoyer des questions posées par les élèves (à traduire par Christiane Cottalorda, Professeur d’Allemand du lycée) et de me communiquer ses réponses, je me propose donc de restituer cet échange indirect entre lui et les élèves à partir des questions de bases :

Questions à poser à l’auteur :

1. Sur le livre et son écriture
1. Qu’est-ce qui est à l’origine de l’écriture du roman ? (Medhi)
2. Comment a-t-il construit ce roman ? (Zakarya)
3. Quelles sont les critiques (positives et négatives) qui ont été faites à votre roman ?
4. Comment s’est fait le choix de ces personnages ? Cela vient-il de personnes qui vous sont connues ou en grande partie construite sans un modèle vivant ?
5. Quel est pour vous celui qui a été le plus travaillé, et le plus abouti ?
6. Y-a-t-il une part personnelle très forte dans ce livre ? Et notamment chez Arthur qui est lui-même écrivain ? Est-ce celui que vous préférez (et en préférez-vous un ? ) (variation sur plusieurs questions)
7. Seule Marie a droit à une attention toute particulière (notamment dans la sixième partie), quelle est l’importance de ce personnage dans un livre où les femmes (mère/épouse/maîtresse) sont vues par les autres personnages ?(Léo)
8. Quelles parties ont été les plus faciles à écrire ou au contraire les plus difficiles et ont demandé plus de temps ? Pourquoi ? (variation sur question de Léo, Hakan)
9. Temps de l’écriture du livre ? En continuité ou discontinuité ? (variation sur question de Djazia,Mylène et d’autres)
10. Les chapitres ont –il été écrits dans l’ordre ?
11. Part de la documentation sur les sujets abordés ?
12. Est-il d’accord sur le contenu de la critique qui présente son livre sur la quatrième de couverture des éditions française Actes Sud ? (Hakan)
13. Pour lui ce roman peut-il être considéré comme un livre à messages pour le lecteur (en d’autres termes, dénonce-t-il quelque chose à travers lui ? (Sandra).
14. Pourquoi avoir choisi cet hypnotiseur qui au fond prend une grande place dans le livre ?

2. Sur le métier d’écrivain et le rapport à l’écriture et à l’inspiration
1. Comment a-t-il décidé de devenir écrivain ? (Zakarya)
2. Quels sont les auteurs qui l’ont inspiré ? (Djazia)
3. Y-a-t-il des personnes qui l’ont encouragé à écrire ? Importance notamment de son milieu familial ? (variation sur plusieurs questions posées)
4. Quelles sont les autres sources d’inspirations pour un écrivain (dans les arts notamment) –(variation sur question de Paul)
5. Quelle a été l’étape la plus marquante de sa carrière d’écrivain ?(Medhi)
6. Qu’est-ce qui lui plaît dans l’écriture romanesque ? Par rapport à d’autre type d’écriture comme le théâtre ? (Medhi)
7. L’écriture d’un roman varie-telle en fonction de l’histoire qu’on veut raconter ? (Medhi)
8. Comment procède-t-il pour achever un roman ? A-t-il - rencontré des difficultés pour certaines de ses œuvres ? (Medhi)
9. Quel est le livre qu’il a préféré écrire dans le temps de sa création ?
( Medhi)
10. Quel est le livre qu’il préfère encore aujourd’hui à la lecture ? Aime-t-il ce qu’il écrit ou est-il toujours insatisfait ?
11. Puise-t-il son inspiration dans sa vie personnelle ?(Medhi)
12. A-t-il déjà écrit sur sa vie personnelle, tenté par une autobiographie ?
13. Avez-vous été tenté par une écriture fantastique ? (Sarah)
14. Comment écrit-on un livre ? (mode d’approche dans l’écriture, écrire le jour, la nuit, avec un carnet, des feuilles et un stylo, ou directement sur ordinateur, ces diverses modes ont –il une influence sur les différentes étapes de construction ?) (développement de questions posées par plusieurs élèves)
15. Il semble que l’illusion, l’hypnose tiennent une place importante dans votre œuvre, et qu’elles côtoient et interrogent à la fois la rationalité et le destin dans notre liberté d’humain. Est-ce issu de vos propres doutes, quel rapport avez-vous à l’illusionnisme ?
16. Quelle place à l’écriture dans sa vie ? (Fouzia)
17. Quels sont ses auteurs de prédilection, qu’aime-t-il en eux ?

3. Autre(s)
1. Quel est le métier qu’il voulait faire quand il était petit ? (Sandra)
2. 2. Aime-t-il les voyages ?
J’ai mis des noms d’élèves pour les questions que j’ai restituées comme telles, d’autres sont rassemblées.

Place à présent aux élèves pour quelques travaux personnels sur…




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